L’arrivée :
Tout près de la somptueuse église Santa-Maria della Salute, une petite maison fait l’angle où s’agite au-dessus de la terrasse un drapeau vénitien. Les portes automatiques de la Ca Maria Adele sont discrètes et ménagent l’arrivée du voyageur.
A peine entré dans le hall, nous sommes agréablement surpris par le parfum ambiant. Nous apercevrons ensuite les différentes bougies parfumées disséminées à droite et à gauche.
La réception de l’hôtel, située au bout de l’entrée, est assez décalée: deux colonnes romaines sont dressées dans un petit cours d’eau, entourées de deux banquettes vert clair. Des flamands roses en fer trempent les pieds dans l’eau. Une porte automatique dans la salle de réception vous permet d’accéder à un petit ponton d’où vous pourrez partir pour une excursion en gondole.
Lors de votre arrivée, vous serez gentiment invités à patienter dans le lounge de l’entrée le temps que le personnel de la Ca Maria Adele se charge de votre check-in. Meublé de fauteuils et canapés en poils noir, le tout agrémenté de coussins roses fushias et vert fluo, ce salon est un régal pour les yeux. Les portraits de doge accrochés aux murs ainsi que la musique classique en fond sonore juxtaposent les époques.
La Ca Maria Adele se divise en deux cages d’escalier. Nous nous dirigeons vers les étages sur la pointe des pieds pour ne pas briser la bulle dans laquelle nous sommes accueillis.
Située au premier étage, la salle du petit-déjeuner est tapissée d’un magnifique brocart beige. De petites tables marron épurées prennent à contre-pied le style classique. Un piano noir est adossé au mur sous une vieille photo noir et blanc du plus grand lustre en verre au monde qui se trouve être une œuvre du grand-père des frères Campa.
L’autre escalier nous mène aux autres chambres ainsi qu’à la terrasse de l’hôtel. Trois bouddhas alignés le long du mur nous indiquent silencieusement le chemin pour accéder à la terrasse, aménagée en salon marocain avec banquettes rouges, nombreux coussins et petites tables en bois. Vous pourrez venir y boire un verre le soir tombé ou vous y faire servir votre petit-déjeuner.
Chambres :
Les 14 chambres sont toutes des bijoux de finesse. On y trouve cinq chambres thématiques : la chambre du doge, la salle à la cheminée, la salle des Maures, la salle orientale et la salle noire plus des chambres deluxe dans des tons plus neutres et au décor moins chargé.
Elles recréent toutes un microcosme unique et les matériaux utilisés : brocarts précieux, bois africains et marbre procurent à la Ca Maria Adele une fragilité qu’on aimerait préserver.
La chambre du doge avec vue sur l’église est tapissée de brocart pourpre et le lit est surmonté d’un imposant lustre de murano blanc agrémenté de fleurs roses. La salle de bain possède tous les conforts dont une baignoire jacuzzi pour deux.
La salle à la cheminée est une des chambres les plus romantiques. La couleur blanche y est déclinée avec différents matériaux dont le marbre.
En hommage au chocolat et aux différentes épices de Venise qui y transitaient, la chambre noire développe les tons sombres.
La salle orientale en hommage à Marco Polo est magnifiquement tapissée de brocarts bleus et dorés.
La salle des Maures est assez baroque. Des statuettes de négrillons trônent de chaque côté du lit.
Enfin, les chambres deluxe sont plus sobres, dans les tons beiges et dégagent une atmosphère très raffinée.
Les chambres sont toutes équipées d’un écran LCD avec satellite ainsi qu’un lecteur DVD.
Petit-déjeuner :
Le petit-déjeuner est servi à la carte. Avant de dormir, on vous priera de pendre à votre porte votre choix pour le petit-déjeuner. La liste est très fournie. Vous indiquerez aussi le lieu et l’heure où vous voudrez le prendre : dans votre chambre, dans la salle du petit-déjeuner ou sur la terrasse.
Servi avec élégance, le petit-déjeuner à la Ca Maria Adele est un instant privilégié. Votre réveil se fera tout en douceur.