The Oitavos

En résumé

Emplacement

Prestations

A l'infini

La modernité a parfois des raccourcis saisissants.

Vous en étiez resté au Portugal de papa,  avec ses hôtels de charme sentant l'encaustique et se drapant derrière des azulejos bleutés ? Hé bien en 2010, l'heure sonne de la même manière partout dans le monde... et il est temps de remettre à jour vos petites tablettes, avec l'ouverture de The Oitavos !

Situé au cœur d'un des plus beaux golfs côtier du monde, à proximité du centre de Cascais, une station balnéaire aussi chic qu'agréable, à moins d'une heure de Lisbonne, The Oitavos est un hôtel au gabarit impressionnant, qui n'a pas à rougir des autres hôtels design que l'on retrouve aux quatre coins de la planète.

Imaginez un bâtiment en Y, de plus d'une centaine de mètres de long, le pied pointé vers l'océan, scintillant de trois étages de verre et d'acier, au beau milieu d'une nature magnifique, toute en douceur, où se conjuguent pins parasols, green d'un vert impeccable et petite garrigue grignotant les dunes de sable. A quelques centaines de mètres de là, l'océan et ses courtes falaises dessinent un horizon d'un bleu éclatant.

Construit par une des premières fortunes du Portugal, la famille Champalimaud, également propriétaire du golf sur lequel se trouve l'hôtel, d'un complexe hôtelier voisin et de tout un tas d'autres petites choses, le projet a nécessité plus de 40M€ d'investissements sous la conduite de l'architecte José Anahory.

 

Un hôtel d'architecte

Davantage hôtel d'architecte que de décorateur, l'établissement frappe par ses lignes ouvertes et géométriques, par sa nudité et ses perspectives, par ses couleurs simples et ses matériaux d'avant-garde, comme si sa mission était avant tout de se tourner vers la nature pour mieux en accueillir la lumière.

Et tout semble converger à cette fin, tant la décoration repose sur un concept simple, mais reproduit avec une constance rigoureuse dans tout l'hôtel : lignes épurées,  qu'il s'agisse du mobilier ou du bâtiment ; murs gris perle, recouverts de panneaux de tissus tendus ; et sols bleu, réalisés en un matériau synthétique étonnant, à la fois souple et lisse, que l'on retrouve partout, de l'entrée de l'hôtel à l'ensemble des parties communes, du spa aux chambres.

Mais le point clé de cet hôtel, c'est l'espace. Un espace absolument sidérant pour notre vieille Europe, plutôt habituée au confinement de ses immeubles chargés d'histoire. Si le luxe n'était qu'une question d'espace, alors the Oitavos serait sans doute un des premiers hôtels de luxe d'Europe. A vous de juger : la taille de ses chambres standards est de 60m2 (hors terrasse)... sans parler des longs couloirs desservant les chambres qui mesurent à eux seuls près d'une dizaine de mètres de large. Bref, une folie !

Cette sensation d'espace est également présente à travers les salons, bar et restaurants, inscrits dans une immense enfilade, parfois entrecoupée de paravents. Si vous ne choisissez pas de manger sur le pouce au comptoir du bar, plusieurs styles de tables vous accueillent: longues tables avec tabourets haut perchés pour les groupes d'amis, ou encore, petites tables entourées de fauteuils de salons à roulettes, pour des repas hyper confortables.

En journée, on aperçoit le golf et les dunes, les pins et la mer. La lumière circule à travers l'espace, et les serveurs, jeunes et souriants, aux accents de la planète entière, virevoltent entre les tables. Tous les jours y semblent un dimanche, tant on se sent coupé des rumeurs du monde et tant il est agréable de s'attabler en profitant de la lumière et de l'espace des lieux.   

Une fois la nuit tombée, l'ambiance est différente. Les perspectives ouvertes sur l'extérieur se referment sur l'intérieur, avec des grands espaces dont ne ressort que l'épure. Pour les amoureux d'architecture ce sera parfait, pour les amoureux d'ambiances cosy, ce sera un vrai désert. Heureusement, pour réchauffer ces plateaux, entre en scène la cuisine du chef Cyril Devilliers.

 

La cuisine au cœur

Car le cœur battant de cet hôtel est normand, a contribué au succès de grandes maisons étoilées, et officie avec autant de générosité que de discrétion. Volontiers espiègle, le chef a ainsi voulu revisiter les poncifs d'une carte de restaurant d'hôtel pour la rendre plus ludique. Plusieurs rubriques aussi inattendues qu'amusantes ont été créées: une carte « tapas » à la fois classique et créative (à partager... ou pas,... comme ces mini-hamburgers, ces maki de crevettes revisités ou ces délicieuses coques à la coriandre), une carte « Couteau, fourchette & cuillères » pour des plats gourmands et inventifs (avec par exemple de merveilleux filets de rouget au caviar d'aubergine et aux praires), ou encore, une carte  « fast croûte », pour ceux qui voudraient casser la croûte sans trop traîner (et profiter de plats simples et familiaux, comme des coquillettes au beurre).

Et c'est tout l'attrait de cette cuisine, d'être ancrée sur un terroir, un savoir-faire et un savoir-vivre, construisant des ponts permanents entre la France et le Portugal. Le soir, elle se décline en version gastronomique, « Le Dîner du Chef », avec une carte qui change tous les jours en fonction de l'inspiration, des produits du marché et de la saison. Ainsi, les papilles toute en émotion, on peut y découvrir, dans un repas en quatre plats, viandes et poissons, crustacés et légumes, tous choisis et travaillés avec le plus grand soin, avec peu d'artifices mais beaucoup de malice, pour tout simplement laisser s'exprimer les saveurs. Et comme tout cela ne peut que bien finir, le chef pâtissier n'est pas en reste pour éclairer les fins de repas de sa propre sensibilité.

Côté vins, la carte est courte mais très pertinente, et surtout, à prix raisonnables. Comme tout le reste d'ailleurs. Compte tenu de la qualité de la cuisine et des produits, il est rare d'avoir des prix aussi corrects dans un hôtel de luxe: compter autour de 25€ pour un déjeuner entrée/plat ou plat/dessert et 60€ pour le dîner (hors vins).

Et ça tombe bien, car une fois que l'on est installé à The Oitavos, on n'a plus vraiment envie de bouger, à moins d'avoir son propre véhicule. Sinon, il faudra emprunter un taxi qui, en une dizaine de minutes et pour une dizaine d'euros, vous conduira dans le centre de Cascaïs. Autre option, l'hôtel loue à ses clients des vélos, qui vous permettront de rejoindre le champ de dunes de la plage do Guincho, la première à proximité de l'hôtel, située à moins de 5 kilomètres de là.

 

Rester là et se reposer

Mais après tout, pourquoi tant de mouvements ? Car une fois arrivé à The Oitavos, tout est conçu pour vous n'ayez plus rien d'autre à faire que de vous y reposer, de profiter de l'excellente cuisine du chef Cyril Devilliers, de vous laisser dorloter au sein de l'immense SPA, de vous faire dorer au bord de la piscine, ou bien encore, si vous vous sentiez vraiment débordant d'énergie, d'affronter le parcours de golf qui vous entoure, celui de l'Oitavos Dunes Golf Course. Au final, vous l'aurez compris, en moins d'une journée à The Oitavos, il n'est pas improbable que vous oubliez le reste du monde.

Concernant le golf, vérifiez bien avant de partir que vous aurez l'occasion d'y jouer. Le week-end, l'Oitavos Dunes Golf Course est réservé à l'usage exclusif de ses 330 membres, et donc, a priori interdit aux clients de l'hôtel. Se classant parmi les 100 meilleurs parcours du monde, il se peut également que certaines compétitions nationales ou internationales en restreignent l'accès.

Qu'importe, le SPA est là, avec son équipe au grand complet, avec ses 1000m2, avec ses produits de soins au naturel, avec ses multiples cabines de traitements, simples ou doubles, pour toutes sortes de massages, de pluies vichy, de luminothérapie ou de soins beauté. L'accès au hammam, au sauna et à la piscine intérieure est gratuit, et les multiples jets de cette piscine à eau de mer sont une bonne introduction à une séance de massage. Ne regrettez pas de vous enfermer pour tous ces soins alors qu'il fait si beau dehors : toutes les cabines donnent sur l'extérieur, grâce à des vitres sans teint. Et même le hammam et le sauna profitent du panorama. Quant à la piscine, elle s'inscrit dans une verrière.  

Et si cela ne suffisait pas, vous avez un espace billard... tout autant qu'un espace cigare et un espace télévision, avec des programmes de golf tournant en permanence. Et l'été, vous pourrez prendre le temps, sur la large terrasse au pied de ce colossal Y, avec la rumeur lointaine de l'océan et la douce odeur des pins qui vient vous caresser.

 

Des chambres au luxe technologique & monacal

A peu de choses près, les 145 chambres de The Oitavos ont été construites suivant le même plan. S'étirant en profondeur, elles sont constituées d'un seul volume, séparé en deux parties. D'un côté, dans le prolongement de l'entrée-dressing, la partie salle de bains, toute vitrée et en enfilade, et de l'autre, la partie chambre-salon, avec un immense lit king-size logé au fond de la pièce, faisant face au coin salon et à l'immense baie vitrée.

Car, outre leur taille (plus de 60m2), leur design extrêmement minimaliste et quelques équipements amusants, un des éléments marquant de ces chambres, reste leur large baie vitrée, du sol au plafond, occupant toute la largeur de la pièce et s'ouvrant sur une terrasse.

Donnant côté est ou côté ouest, ces larges terrasses (16m2) permettent, avec leurs chaises longues, de profiter du soleil sur le golf et les pins, qu'il soit levant ou couchant, suivant l'exposition. Malheureusement, rares sont les chambres à profiter d'une vue directe sur l'océan.

A l'intérieur de la chambre, l'abondance d'espace se conjugue avec l'abondance de prestations. On compte ainsi deux immenses téléviseurs à écran plat, l'un face au canapé, l'autre au pied du lit. On compte toutes les prises possibles et imaginables pour connecter un téléviseur à un ordinateur. On compte une station iPod ainsi qu'un impressionnant programme de PayTV. On compte un immense bureau. On compte deux téléphones, dont un sans-fil. On compte une grand douche à l'italienne et, placé à côté de la baie vitrée pour admirer la vue, une baignoire des plus design. On compte également un lavabo à double vasques et un coin beauté. Quant aux toilettes, elles sont un peu déconcertantes au premier abord puisqu'elles intègrent tout un tas de sophistications avec jets d'eau et air pulsé, qui rappellent les modèles japonais.

Si les prestations sont luxueuses, l'impression procurée est cependant avant tout celle de l'épure. Les matériaux sont tous contemporains et synthétiques, Corian pour le bain et gomme en polyuréthane BSW pour les sols. Le mobilier est élégant mais résumant le meuble à sa fonction. Quant aux couleurs, à la fois bleu, gris et blanc, elles sont identiques au reste de l'hôtel et particulièrement neutres. Tout de même, exception à la règle : chaque chambre possède un tableau original et unique, d'inspiration moderne et naïve, réalisé par des artistes portugais et apportant une touche de couleur. Mais dans l'ensemble, cette absence de fioritures procure un curieux mélange de sobriété et de simplicité, de netteté et de tranquillité. Et c'est bien de cela dont il s'agit : l'hôtel est silencieux et on dort bien.

Dans la journée, cette décoration accueille la lumière pour créer un ensemble à la fois reposant et séduisant. Le soir, les éclairages indirects viennent réchauffer ces volumes, grâce à des lampes qu'un service de couverture sera venu vous éclairer, tout en préparant votre lit et en tirant les rideaux.

Pour les familles, les chambres peuvent accueillir un enfant jusqu'à 16 ans, sur le canapé du salon. Pour les enfants de moins de quatre ans, un petit lit d'appoint pourra être installé.

La restauration en chambre est disponible 24h sur 24, avec une carte plus légère que celle du restaurant, et encore plus légère à partir de 23h. Les chambres ne proposent pas de plateau de courtoisie, donc s'il vous prenait l'idée de boire un thé ou café, le service d'étage est là pour ça.

 

Trois types de chambres... plutôt similaires, à l'exposition près

La première catégorie de chambre, c'est la « Supérieure », mesurant une soixantaine de mètre carré et uniquement orientée au soleil levant. La seconde catégorie, très proche, est « la Premium ». Elle possède une meilleure exposition et mesure quatre m2 de plus. Plus rares, puisqu'elles ne sont qu'au nombre de cinq, les Premium Corner Rooms, situées tout au sud de l'immeuble, possèdent la plus belle vue de toutes ces chambres.

Quant aux 14 junior suite, elles sont au premier étage, avec une grande terrasse et un plan différent des chambres. La salle de bains est placée sur l'arrière de la chambre, offrant ainsi davantage de privacité. Elles sont interconnectables avec les juniors suites voisines.

Enfin, The Oitavos propose deux suites : l'Atlantic Suite, mesurant 136m2, et The Oitavos Suite, certes plus petite, puisqu'elle ne mesure que 120m2, mais avec une immense terrasse de 60m2, orientée sud et avec une très belle vue. Par contre, suites et junior suite sont décorées et meublées exactement comme les chambres.

 

Le petit déjeuner

Servis dans une salle dont les grandes baies vitrées sont ouvertes sur une terrasse en demi-cercle, elle-même protégée par une butte en amphitéâtre, les petits-déjeuners sont préparés par l'équipe du chef. Si l'abondance est de mise dans ce très beau buffet croisant chaud et froid, ainsi que salé et sucré, la qualité est également au rendez-vous. Les viennoiseries viennent directement de chez Lenôtre, les fromages et charcuteries de petits producteurs. Pour le reste, tout est préparé maison. Même le saumon, en provenance directe de Norvège, est fumé au sein des cuisines dernier cri de l'hôtel. Mais le nec plus ultra de ce petit déjeuner, ce sont ses confitures... comme par exemple à la mangue ou à la poire... une merveille de fruit et de gourmandise !

 

Pour qui ?

The Oitavos est une parenthèse hyper-moderne dans un univers méditerranéen et golfique. On y vient avant tout pour se reposer, pour profiter de la lumière, pour déguster l'excellente cuisine que l'on y sert (et qui réchauffe les cœurs !), pour faire du golf (en semaine), pour le SPA et pour se promener à vélo le long de la côte.

Le parti pris architectural et les volumes seront plus séduisants à la belle saison qu'au creux de l'hiver, mais après tout, si l'on vient pour prendre un bol d'air, qu'importe le moment, pourvu qu'on ait la tranquillité ! Quant au service, jeune, souriant et international, il se plie en quatre pour que justement tout se déroule dans le meilleur des mondes.

À partir de 140€ Réserver
Notation de l'établissement
Taille des chambres 10 Confort : 10
Confort Chambres 8.5 Confort : 8.5
Petit-Déjeuner 9 Confort : 9
Infrastructure & Services 9 Confort : 9
Confort Global 9 Confort Global : 9

Contacts & Réservation

The Oitavos

Rua de Oitavos, Quinta da Marinha
Cascais
2750-374